lundi 24 octobre 2016

Jeunes filles en fleurs...


Platycnemis pennipes
Pennipatte bleuâtre

Ou Demoiselles, si vous préférez... Précisement les Pennipattes.
Toujours un plaisir de pouvoir capturer la conjonction fleur/ libellules,
certaines s'y prêtent mieux que d'autres, les Zygoptères, en tant que poids légers,
sont mieux adaptés à ce genre de projet. Les conditions favorables :
beaucoup de fleurs, et beaucoup de libellules, bien sûr !
La majorité de ces clichés date du 29 juin, près d'une "boire*" en bord de Loire,
un endroit très fleuri, où abondaient Pennipattes et Sympétres sanguins :
si aucun Sympetrum ne s'est posé sur une fleur, les Pennipattes
en revanche ne faisaient aucune difficulté...

*Boire, ou bouère, dans le vocabulaire ligérien, désigne un ancien bras de la Loire,
ou une partie d'un ancien bras, en eau seulement en période de haute eaux,
eaux qu'il garde ensuite plus ou moins longtemps. Du fait du creusement
du lit du fleuve, à cause des extractions de sables ou graviers,
les boires se remplissent moins, ou pas du tout, ce qui entraîne la raréfaction
voire la disparition d'un biotope humide intéressant pour de nombreuses espèces.
Dans le monde des mariniers de Loire, le terme autorisait des jeux de mots
à double sens du genre "Untel est meilleur à bouère qu'à Louère" etc
Voir dernier cliché.






Sur la tête de la belle, peut-être un Acarien, de ceux  que l'on appelle improprement "araignées rouges".






Entrée d'une boire sur la Loire en aval de Bréhémont (37), au premier plan,
la Loire au second plan. Le bateau est une toue "cabanée" portant un carrelet pour la pêche.


jeudi 20 octobre 2016

Les pontes de l'étang...


Chalcolestes viridis
Leste vert

Bien sûr, elles pondent depuis juillet, pour les plus précoces, mais c'est en ce moment
que cela se remarque le plus, sans doute parce que le cortège d'espèces présentes
à l'étang voisin s'est bien réduit (Sympetrum striolatum et sanguineum, Lestes virens
parfois en coup de vent Aeshna mixta et cyanea...). Ne boudons donc pas notre plaisir
de rencontrer en plein travail, la tâche de leur vie, ces élégantes contorsionnistes.
Les couples (et parfois des femelles en solo) se retrouvent sur les petits saules
qui surplombent la rive côté bonde, et qui résistent aux débrousaillages, années après
années, en deviennent même plus touffus à force d'être taillés, ce qui n'arrange pas
le photographe, mais convient bien aux libellules, surtout quand il y a du vent,comme
ce jour-là. Images du 16 octobre. En bonus une petite animation d'Aeshna mixta en vol.










Un moment que je n'avais jamais surpris jusque -là : le mâle transfert le sperme de ses organes génitaux sur S9
à ses pièces copulatrices sur S2.

Titre à ne pas manquer : Triple pondage ! Ce cliché donne un bon apperçu du côté touffu des arbustes.


On remarque sur le rameau les cicatrices en ligne des pontes antérieures.