mardi 7 juillet 2020

Splendensitude...


Calopteryx splendens
Caloptéryx éclatant

 Première série qui lui est consacrée cette saison : il était temps !
Non pas qu'il soit rare, loin de là : ces images datent du 18 mai, jour où j'avais été
explorer les zones humides vers la confluence Indre/Loire, et ce jour là ils volaient
par milliers. En voici juste une première dizaine attrapés entre 8 h et 10 h,
dans une grande prairie humide qui l'était vraiment, car sous 15 ou 20 cm d'eau.
Avec, une fois n'est pas coutume, une majorité de femelles.













vendredi 3 juillet 2020

Chat alors...


Coenagrion scitulum
Agrion mignon

 Je ne crois pas avoir déjà consacré une série à ce représentant
des Coenagrionidae, mais il faut dire qu'il était jusqu'à ces dernières
années peu fréquent sur mes territoires, mais depuis trois ou quatre saisons
il tend à rattraper le temps perdu... Pour justifier le titre, il fait savoir qu'on
le reconnait à la marque noire en forme de "tête de chat" sur S2, et on peut voir
dans les images qui suivent que ce "chat" va du gros matou de salon
au gouttière efflanqué... On pourrait le confondre avec Coenagrion puella,
dont le "U" sur S2 peut faire hésiter, mais les marques noires sur S3 à S5
sont plus larges chez C. scitulum, et il ne porte pas les minces filets noirs
de C. puella sur les côtés de ces segments. Et pour faire bonne mesure,
un cœur copulatoire et une ponte, observée en traquant Erythromma najas,
la belle aux yeux rouges... Images de fin mai et fin juin.













lundi 29 juin 2020

Redressement de la situation ? Pas sûr...


Sympetrum sanguineum
Sympétrum sanguin

 Contrairement à ce que peut laisser croire cette série, ils ne sont pas
très nombreux cette saison. Après les premiers immatures croisés début juin,
voici les premiers rouges. Pas une armée, deux ou trois individus croisés
les 23 et 24 juin, remarquables surtout parce qu'en ces jours de fortes chaleurs
ils m'ont gratifiés de quelques obélisques plutôt inhabituels sous mon climat.
Je crois que les deux derniers étés, chauds et secs, ont considérablement
réduit leurs zones de reproduction, petites mares, ruisseaux, fossés...
Un étang, où ils sont nombreux habituellement, ne m'en a montré
aucun il ya quelques jours...












jeudi 25 juin 2020

Heavy metal...


Oxygastra curtisii
Oxycordulie à corps fin


Somatochlora flavomaculata
Chlorocordulie à taches jaunes

 On doit pouvoir appeler ça la loi des séries : en deux jours, deux espèces
de Cordulidae me tombent sous la patte, et qui plus est, pas des plus fréquentes
dans ma région. Tout d'abord Oxygastra curtisii, trouvée le matin près d'une mare
forestière en cours d'assèchement, pas du tout son milieu habituel pour cette
jeune femelle (1 à 4) qui m'a juste autorisé quelques clichés.
Ensuite Somatochlora flavomaculata, tout aussi rare, que j'entrevois
presque chaque année, jusqu'alors deux clichés en vol et très moyens.
Patrouillant inlassablement à un carrefour de deux allées, entre mare à sec
et étang. Se pose rarement, et là sept ou huit posés, dont la moitié shootés,
c'était la fête ! 6 à 10). Et sur le chemin du retour, en bordure de clairière,
on retrouve Oxygastra curtisii, un jeune mâle, (5) la boucle est bouclée.















samedi 20 juin 2020

La Dame en noir...


Cordulegaster boltonii
Cordulégastre annelé

 Un parfum de rareté pour cette belle Dame, comme toutes les femelles
bien moins visibles que les mâles, dont le but est précisemment d'être vus.
Belle surprise donc quand elle s'envole devant moi, sur une orée forestière,
ce 13 juin, d'autant plus qu'une belle averse avait rafraîchi l'atmosphère
peu de temps avant. Vraiment impressionnante en vol, un peu plus longue
qu'Anax imperator, même envergure mais plus massive, du fait aussi
de sa teinte sombre. Et cette femelle immature au yeux gris a eu la bonne idée
de se poser trois fois, dont deux captées, hélas plutôt bas dans la végétation,
à cause du vent... Mais pas trop farouche comme ceux de son espèce,
elle m'a laissé lui tourner autour, je ne vais pas m'en plaindre !
J'ajoute un cliché de ponte, d'une femelle bien mature, pris quelques jours
auparavant, loin d'une image de concours, juste un document,
alors que je guettais en vain les mâles sur un de leurs rus favoris.