mercredi 16 août 2017

Sympètres en quatuor...


Ce 14 août, qui voyait le retour d'un temps de saison, était sous le signe des Sympetrum,
puisque trois espèces se laissèrent capturer. S. Striolatum et S. sanguins sont moins
nombreux cette saison, surtout les sanguins, qui à l'accoutumée sont du genre envahissant.
Est-ce la sécheresse qui a stérilisé les petites mares d'où ils sortent nombreux
habituellement ? S. meridionale et S. fonscolombii (clichés du 25 juillet) sont plutôt bien
représentés, mais d'une année sur l'autre leurs effectifs son tellement variables...


Sympetrum striolatum
Sympétrum strié






Sympetrum fonscolombii
Sympétrum de Fonscolombe







Sympetrum sanguineum
Sympétrum sanguin







Sympetrum meridionale
Sympétrum méridional





samedi 12 août 2017

Lestes : on ne lâche rien...


Lestes virens vestalis
Leste verdoyant


Après vous avoir présenter Lestes dryas, Lestes sponsa et Lestes barbarus, et en attendant
Chalcolestes viridis, voici Lestes virens, Leste verdoyant, et comme nous sommes au nord,
il s'agit de la sous-espèce vestalis (Lestes virens virens dans le sud).
Capturés le 10 août dans une mare forestière qui offre l'avantage d'être bien abritée
des vents, et de former, entourée d'arbres, une sorte de cuvette qui concentre la chaleur.
Bref un pardis pour libellules, quoique ce jour-là il n'y avait que quelques Ceriagrion
tenellum et Sympetrum sanguineum en activité, plus une superbe femelle Aeshna cyanea...
de passage. Environnement : touradons de mollinies, un vrai mikado de tiges
au travers desquelles il faut trouver une fenêtre de tir... 
Et je ne sais pas où étaient ces dames, mais que des mâles à vous présenter...













mercredi 9 août 2017

Pour les Cordus, mieux vaut Thar...


Cordulegaster boltonii
Cordulégastre annelé



C'est ce que je me suis dit quand, profitant d'un séjour en Normandie, je suis allé visiter
ce site des rives du Thar, petit fleuve côtier que je pratique depuis quelques années.
Et mes habitués étaient là, notamment les Cordus, alors qu'a mon retour en Touraine
ils semblaient bouder mes postes reconnus... Environnement touffu, c'est un euphémisme,
mais faut faire avec... Et je m'autorise un coup de gueule, qui ne changera rien,
mais ça soulage ! En cette belle région Normande, le fameux et typique bocage
tend à être de plus en plus remplacé par des champs de maïs ! Les vaches ne doivent plus
supporter l'herbe, elles ne sortiront plus de leur étables où elle "brouteront" du maïs !
Verrons-nous sur les boîtes de camembert la mention "vaches élevées au maïs"
apposées sous le "moulé à la louche" ? Sans parler de l'eau indispensable au susdit
et qui sera rendue (vomie) à la nature chargée des saloperies d'usage...
Revenons à nos libellules tant qu'il en reste : en bonus, je vous propose
Somatochlora metallica (littéralement "corps vert métallique") croisée au bord
du même Thar... Dans aucun des ouvrages de référence elle n'est mentionnée
dans la Manche, mais on la trouve dans l'Orne voisine... Une nouvelle coche !
Reste à savoir si c'était un individu de passage, ou si la belle aux yeux vert
se reproduit sur place... Dernier cliché, images de 1er août.














samedi 5 août 2017

Venus à pinces...


Onychogomphus forcipatus
Onychogomphe à pinces



Et venus en nombre, car bien présents cette saison ! Il ne reste plus qu'à les convaincre
de se poser ailleurs qu'au sol, ce qu'il apprécient beaucoup, surtout quand il y a du vent
et que le soleil est rare, les graviers ou la terre leur renvoient un peu de chaleur...
Une seule femelle dans cette sélection, cliché 3, elles sont toujours discrètes...
Images du 6 au 12 juin.
































mercredi 2 août 2017

Big Blue 2


Aeshna cyanea
Aeschne bleue



Si j'avais attendu pour trouver les premières émergences d'Aeshna cyanea
je me rattrape, et 3 nouvelles rencontres, les 22, 26 et 28 juillet ont revigoré
le disque dûr. Une chose m'a sauté aux yeux, c'est le groupement des émergences,
encore plus flagrant quand il s'agit comme ici de micro-mares.
Cliché 1 : mare-ornière de 3 ou 4 mètres carrés, émergence à 30 cm de celles présentées
précédemment. Clichés 2, 3, 4 et 5 : mare encore plus petite, 2 émergences décalées
dans le temps mais espacées de 15 cm. La plus tardive doit s'être mal passée (cliché 5)
la tête de l'enveloppe s'est insuffisament ouverte et l'insecte est resté bloqué...
Il tombait du crachin depuis plusieurs heures... Clichés 6, 7 et 8 : beau temps,
la larve est montée à 80 cm de l'eau pour se dégager des roseaux,
près d'une ancienne exuvie. L'imago se repose dans les roseaux après un premier envol
(cliché 8). Alors existe-t-il une forme de communication (phéromones ?)
qui les fait se suivre, ou est-ce le hasard, ou leur instinct qui leur indique
les bons endroits où elles se retrouvent donc ? Mystère de la nature...












samedi 29 juillet 2017

Restons Leste...


Lestes barbarus
Leste barbare (ou sauvage)



...à défaut de n'être plus très souple ! D'où vient ce curieux nom, me demanderez-vous ?
Tout simplement parce que l'espèce a été décrite en 1798 en Afrique du Nord,
dans ce que l'on nommait encore à l'époque les Etats Barbaresques...
Sinon il est bien paisible, ce Leste, surtout ces quelques jeunes rencontrés
après une matinée de crachin ce 26 juillet, et facilement indentifiable, grâce à
ses ptérostigmas bicolores et sa large bande antéhumérale.
Bien content de le rencontrer, je ne le voyais plus à mon étang voisin
depuis quelques saisons... Vous remarquerez sur les premiers clichés
une goutte d'eau sur l'extrêmité de l'abdomen, du plus curieux effet.